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S'orienter

Par où commencer quand ça ne va pas

Il existe cinq portes, elles ne coûtent pas la même chose et elles ne s'ouvrent pas à la même vitesse. Voici ce que chacune permet, pour que vous choisissiez en connaissance de cause — y compris si ce n'est pas chez moi qu'il faut aller.

Le point de départ

Le plus dur n'est pas de choisir. C'est de commencer.

44 %

C'est la part des personnes ayant vécu un épisode dépressif dans l'année qui n'ont aucune prise en charge. Chez les hommes, c'est 54 %. Et l'épisode dépressif a touché 15,6 % des adultes.

Baromètre de Santé publique France, édition 2024.

Ce chiffre dit quelque chose d'important, et ce n'est pas ce qu'on croit. Ces personnes n'ont pas comparé les options et choisi de ne rien faire. Pour la plupart, elles ne sont jamais arrivées jusqu'à la comparaison. Elles ont repoussé, elles ont attendu que ça passe, elles se sont dit que d'autres allaient plus mal.

Alors avant de vous demander qui consulter, sachez que le plus gros du chemin se fait au moment où l'on décide que si, quand même, on va demander. La suite est de la logistique. Cette page est là pour que cette logistique ne vous arrête pas.

Les cinq portes

Ce que chaque voie permet, coûte et demande

Aucune n'est meilleure que les autres dans l'absolu. Elles répondent à des besoins différents, et rien n'interdit d'en emprunter deux en même temps — c'est même souvent la bonne idée.

CombienDélai courantCe que ça permet
Médecin traitantRemboursé à 70 %30 € la consultation, 19 € remboursésQuelques jours à quelques semainesFaire le point, obtenir un arrêt, un traitement, une orientation. C'est aussi lui qui ouvre la porte du psychiatre après 25 ans.
Psychologue
via Mon soutien psy
50 € la séance60 % remboursés, soit 30 €. Au 1er octobre 2026, ces 30 € sont avancés directementTrès variableTous les psychologues n'y participent pas, loin de làDouze séances par an, dès 3 ans, sans passer par le médecin. Pour une souffrance d'intensité légère à modérée. La thérapie de couple en est exclue.
PsychiatreRembourséMédecin : il peut prescrireSouvent plusieurs moisUn diagnostic, un traitement médicamenteux, un suivi médical. En accès direct seulement entre 16 et 25 ans ; au-delà, il faut passer par le médecin traitant pour être bien remboursé.
CMP
(centre médico-psychologique)
GratuitSouvent plusieurs moisLe service public de secteur, sans condition de ressources. L'attente est longue, mais s'inscrire ne coûte rien et n'empêche rien d'autre en attendant.
Thérapeute en libéralNon remboursé par la Sécurité socialeCertaines mutuelles participent — à vérifier au cas par casQuelques joursPas de diagnostic, pas d'ordonnance : un accompagnement. L'intérêt est la disponibilité, le rythme, et les formats que le reste ne couvre pas — le couple, notamment.

Les délais indiqués sont ceux qu'on observe couramment en Île-de-France ; ils varient beaucoup d'un territoire à l'autre et d'un praticien à l'autre. Les montants sont ceux en vigueur en septembre 2026.

Choisir

Trois questions qui suffisent à décider

Dans l'ordre. La première prime sur tout le reste.

Est-ce que je suis en danger, maintenant ?

Si la réponse est oui, ou même « je ne sais pas », rien d'autre ne compte : le 3114 est ouvert jour et nuit et vous y parlerez à un professionnel de santé. Tout le reste de cette page peut attendre demain.

Est-ce que j'ai besoin d'un médecin, ou de quelqu'un à qui parler ?

Si votre corps lâche — sommeil détruit, poids qui bouge, douleurs, incapacité à travailler — commencez par le médecin. Un traitement bien posé rend souvent le travail de parole possible, alors que l'inverse est rarement vrai. Si c'est surtout une impasse, une relation, une décision, un poids sans nom, alors c'est de la parole qu'il s'agit.

Est-ce que j'ai besoin de commencer cette semaine, ou est-ce que je peux attendre ?

Cette question-là est la plus utile, et c'est celle qu'on se pose le moins. Si vous pouvez attendre trois mois, le CMP et le psychiatre sont d'excellentes portes, et gratuites ou remboursées. Si vous ne pouvez pas, le libéral est souvent la seule voie qui répond vite — et elle coûte.

Franchement

Ce que je fais, et ce que je ne fais pas

Autant que ce soit clair avant que vous décrochiez le téléphone. Je pratique la thérapie brève orientée solution, au cabinet de Groslay et en visio.

Ce pour quoi on vient me voir

  • Un cap difficile : rupture, deuil, transition, épuisement
  • Une relation de couple qui s'abîme ou qui s'est tue
  • Une anxiété, un stress, un sommeil qui se dérègle
  • Des schémas qui se répètent et dont on ne sort pas
  • Le besoin d'y voir clair avant une décision

Ce que je ne peux pas faire

  • Un diagnostic : ce n'est pas mon métier, ni mon droit
  • Une ordonnance, un arrêt de travail, un certificat
  • Une urgence psychiatrique ou un risque suicidaire
  • Un suivi remboursé par la Sécurité sociale
  • Une expertise ou une attestation pour une procédure

Un mot sur la durée, parce que c'est ce qui distingue vraiment cette approche : la thérapie brève ne cherche pas à remonter à la source de ce qui vous arrive. Elle part de ce que vous voulez voir changer, et de ce qui, déjà, fonctionne un peu. Cela se compte en séances, pas en années. Si vous cherchez au contraire un travail long sur votre histoire, une autre approche vous conviendra mieux, et je vous le dirai dès le premier rendez-vous.

Pour aller plus loin

Les questions que tout le monde se pose

Quatre articles qui répondent en détail à ce que cette page n'a fait qu'effleurer.

Si c'est ici que vous voulez commencer

Un premier échange suffit souvent à y voir plus clair, et il ne vous engage à rien. Au cabinet de Groslay, ou en visio si c'est plus simple.

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